Irrational fear?

Since I lost Jim, I’ve had the (possibly?) irrational fear of losing what’s left of our family – in other words, Simba and Luna.

They are my family, my babies. I may sound silly to some people – ok, most people -, when I say they are my babies, but it’s the way I feel. I never had a human baby – it’s unfair, but I can’t do anything about it. I have Simba and Luna, and they’ve been keeping me sane. Even more now than ever before. I need to see them, touch them, pet them…

Somehow, I feel that what happened last summer is hitting me harder all of a sudden, and I need Simba and Luna more than ever beside me. Right now, it’s like my sanity depends on them, and I become panicky at the idea of not being around them.

I need them as much as I need the air I breathe.

Now, we are together, so why the fear? I don’t know. It may come from what’s been going on in the world right now, with so many people being quarantined or stuck away from home. I don’t think I could bear that – I mean, being away from them. I guess it takes time to heal… you never know how deep the wound is until you start probing it.

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Depuis que j’ai perdu Jim, j’ai cette peur (peut-être?) irrationnelle de perdre ce qui me reste de notre famille – autrement dit, Simba et Luna.

Ils sont ma famille, mes bébés. Cela peut sembler dingue à certains – ok, sans doute à la majorité des gens – quand je dis qu’ils sont mes bébés, mais c’est ce que je ressens. Je n’ai pas eu de bébé humain – c’est injuste, mais c’est comme ça. Mais j’ai Simba et Luna, et ils me permettent de rester saine d’esprit. Et encore plus maintenant. J’ai besoin de les voir, de les toucher, de leur faire des câlins…

Je dis “encore plus maintenant” parce que d’une certaine manière, ce qui s’est passé l’été dernier semble tout à coup m’affecter encore plus, et j’ai besoin de ma petite famille (autrement dit, Simba et Luna) près de moi. Ils sont plus que jamais mon équilibre, et je suis terrifiée à l’idée d’en être séparée.

J’ai besoin d’eux comme j’ai besoin d’air.

Bien sûr, nous sommes ensemble en ce moment. Alors pourquoi ai-je ces angoisses? A mon sens, ce qui se passe en ce moment dans le monde y est pour beaucoup, avec tous ces gens en quarantaine ou coincés loin de chez eux. Je crois que je ne pourrais pas supporter ça en ce moment. Je suppose que guérir prend du temps… et on ne sait pas à quelle point une blessure est profonde avant de l’avoir sondée.


©AnneT